On garde le cap!

Longtemps sans écrire, car le contenu de mes billets aurait été bien négatif, pour de multiples raisons, et je ne veux pas que l’impression générale laissée par la lecture de ce blog soit déprimante !

Mais aujourd’hui, j’ai rencontré une personne ouverte et bienveillante, qui m’a redonné de l’énergie et conforté dans le choix de prise en charge que nous avons fait pour Paul.

Il s’agit de la psychologue scolaire, qui a observé ce matin Paul à l’école : c’est donc une personne qui a l’habitude de voir d’autres enfants autistes dans ce contexte scolaire, elle a été fort (heureusement) surprise par le comportement de Paul !

Pas de trouble lors des transitions, d’agressivité à l’encontre de ses camarades (qui d’ailleurs se comportent avec lui de façon très naturelle, sans en avoir peur), de réactions inappropriées lors des contacts physiques, de sur-stimulation en salle de motricité, participation aux comptines chantées… Une petite fille se dirige naturellement vers lui pour le guider quand il est un peu perdu (Paul a plein de « petites mamans » dans la classe !). Il participe à toutes les activités et routines de la classe, mange du gateau d'anniversaire, fait le "petit train" avec les autres, les rondes, les danses...

La psychologue a également souligné la qualité du travail fait auprès de Paul par nos éducatrices, travail qui en aucun cas ne pourrait être fait actuellement par une AVS (gestion des comportements de Paul, bonne distance pour aider de façon suffisante et nécessaire, qualité de la relation développée avec les thérapeutes…).

Elle a aussi noté la chance que nous avions d’avoir une institutrice aussi ouverte, qui accepte la présence d’autres adultes dans sa classe auprès de Paul.

Bref…Son analyse est que Paul se sent parfaitement bien dans la classe, avec les autres enfants, qui eux aussi acceptent sans problème ce petit garçon un peu particulier : un modèle de tolérance pour les adultes !

Elle a bien compris également que l’objectif actuel de sa scolarité est la socialisation, et non l’acquisition de compétences académiques. Celles-ci sont travaillées en parallèle à la maison (par les éducatrices, la psychologue et moi-même) dans une situation où il y a moins de facteurs de distraction pour Paul.

Je ne sais pas dans quelle mesure son compte-rendu m’aidera dans mes démarches auprès des organismes (MDPH en particulier) pour trouver de l’aide financière à cette prise en charge, mais à titre personnel, je suis soulagée qu’un regard extérieur ait apprécié le bien-être de Paul dans la classe et la qualité de l’accompagnement qu’il y reçoit !

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