L'union fait la force, mais...

On me demande souvent pourquoi les parents ne se regroupent pas davantage pour avoir plus de poids, et pour former des associations qui seraient reconnues d’intérêt public, autorisant la déduction partielle (60%) des impôts aux personnes qui font des dons à de telles associations.

La principale raison est que la prise en charge ABA n’est accessible qu’à un petit nombre d’enfants car :

-          Comme je l’ai souvent écrit sur ce blog, il n’y a que très peu de professionnels formés de façon officielle (master de Lille ou BCBA) exerçant en France. Par exemple, dans notre région, il n’y a qu’une seule psychologue, qui ne peut pas superviser efficacement plus de quatre prises en charge donc quatre enfants… (Je vous rappelle la prévalence des TED : 1/150 enfants !)

-          Hormis quelques quelques rares centres (une demi-douzaine en France ? avec chacun une quinzaine de places ?), il n’y a pas de financement public de l’ABA, et combien de familles peuvent-elles supporter la charge financière d’une prise en charge sérieuse et efficace (Au moins 25 heures par semaine, supervision, un éducateur pour un enfant) ?

Donc bien peu de parents sont à même de juger de l’efficacité de cette méthode, et par conséquent d’avoir envie de se battre pour la diffuser. Cela paraît sans doute présomptueux de dire cela, mais c’est la réalité !

Cela dit il existe quand même quelques associations (J’ai d’ailleurs adhéré à l’un d’elles, « Pas à pas Loire », qui ne regroupe que trois familles, et il ne lui est pas possible d’intégrer davantage d’enfants par manque de moyens tant humains que financiers). Nous allons essayer de nous faire entendre, de progresser… Mais la formation (sérieuse) de professionnels et l’aide réelle au financement de la prise en charge sont les deux conditions sans lesquelles aucune avancée ne se fera, quelle que soit le volontarisme des parents !

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