"L'important, c'est qu'il soit heureux, on est d'accord?"

Je rebondis sur une remarque que l’on m’a faite aujourd’hui (désolée, mais encore un confrère…).

Etre heureux…déjà la définition n’est pas simple !

Bien sûr, tout parent souhaite que son enfant soit heureux.

Paul est heureux quand on le laisse tranquille sur son trampoline. Quand il se saoule de sensations, seul sur sa planète, en « stéréotypant » (battre des ailes, grincer des dents, sautiller, marcher sur la pointe des pieds, tourner sur lui-même etc.)  Il est très en colère quand on lui demande d’arrêter, quand on veut qu’il vienne « travailler »…ou même, simplement jouer à autre chose.

Paul sera-t-il heureux à 40 ans, quand il n’aura plus ses parents, sans autre moyen de communiquer que ses cris, ses colères, qui pousseront ceux qui en ont la charge à le maintenir tranquille d’une façon ou d’une autre ? Sans autonomie ? Sans travail, sans ami, sans vie de famille, sans loisir ?

Je vous rappelle que les autistes qui sont invités à la télé, qui témoignent dans des livres, sont en général des « Asperger », ou des autistes des haut niveau, ce sont les « surdoués des autistes », à commencer par leur accès au langage…On ferme les yeux sur ceux qui sont en institution, ou pire, et qui sont les plus nombreux !

Je refuse.

Est-il besoin de rajouter quelque chose ?

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