Autisme, ABA et Montessori

Avoir un (voire deux !) enfant(s) « différent(s) » me pousse à essayer de comprendre comment ils apprennent, et comment je peux les aider. Pour cela je lis énormément d’informations sur l’éducation. Naturellement j’en suis venue à étudier les œuvres de Maria Montessori, très à la mode en ce moment! Mais aussi Freinet, Steinert, Charlotte Mason…

Les livres de Maria Montessori sont bien plus que des traités d’éducation, ce sont des réflexions philosophiques sur l’enfant, son rapport au monde, à l’adulte, et sur le futur que nous souhaitons pour lui. C’est passionnant, et j’adhère à de nombreux principes montessoriens, même s’ils sont parfois difficiles à mettre en pratique au quotidien.

On retrouve des points communs entre ces pédagogies :

-          Observer l’enfant, voir ce qui l’intéresse, comprendre comment il apprend.

-          L’enfant sera motivé pour apprendre si les apprentissages proposés correspondent à un intérêt ou une envie. Cette motivation sera la à l’origine d’une grande concentration, qu’il faut respecter.

-          Préparer l’environnement de l’enfant de manière à mettre à sa disposition le matériel nécessaire à l’assouvissement de son désir de faire et d’apprendre (un choix limité basé sur les envies du moment).

-          Faire le lien entre la vie réelle et les apprentissages, utiliser largement  l’expérimentation, les sorties (nature, visites diverses).

-          Importance des livres « vrais » : beaux, bien écrits, et dont le contenu a un intérêt éducatif, culturel.

-          Ecriture/lecture/dessin sur des sujets qui intéressent réellement l’enfant (dont il est lui-même l’auteur, ou sur des sujets qui le passionnent).

Je suis convaincue de l’efficacité de l’ABA, c’est une science et ça marche.

 Mais ce qui est complexe en ABA, c’est justement de trouver cette fameuse motivation, à l’origine de la concentration, indispensable aux apprentissages. Et je crois que mieux connaître ces différentes pédagogies pourra m’aider avec Paul, même si un enfant autiste n’a pas la même façon d’apprendre qu’un enfant neurotypique.

L’usage, au début de sa prise en charge, de renforçateurs extrinsèques nous a beaucoup aidé, mais cela fait un moment déjà que je cherche de plus en plus des renforcements (et donc une motivation) intrinsèques, afin de développer chez Paul le plaisir d’apprendre et de faire.

Donc…je l’observe, je cherche à comprendre ce qu’il regarde, écoute, touche, sent,  fait… pour avoir du « matériel » d’apprentissage motivant pour lui ! ça peut être aussi simple que de m’assoir à ses côtés pendant son DVD préféré ! (bien souvent au bout d’un moment, il me parle de ce qu’il voit…). « work in progress » …

Et bien sûr on poursuit nos séances ! Il est dans ce cas plus « passif » dans son apprentissage, mais la « structure » me parait indispensable pour certains objectifs.

Tout cela m’aide aussi pour Luc, et même pour Julie ! (observation, mise à disposition de matériel intéressant, respect de la concentration…). Passionnant.

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