Alerte à Malibu

Qui parfois ne rêve pas d’un enfant qui ne parle pas, ne vous appelle pas, ne vous sollicite pas, et qui peut rester seul des heures sans dire « j’sais pas quoi faire, j’m’ennuie, viens jouer avec moi… » ?

 Un enfant autiste a des côtés « reposants », c’est vrai (Anne, je partage ton sentiment) par rapport aux enfants « normaux ». Mais c’est bien là le problème, et le piège : en s’isolant de la sorte, il n’apprend rien. Les apprentissages se font en observant les autres, en interagissant avec eux, en les imitant. Il est donc pour moi crucial de ne pas laisser Paul s’enfermer dans sa maladie.

Cela demande un dynamisme, une volonté et des idées qui parfois me font défaut… J’ai l’impression de devoir en permanence le sauver de la noyade (et je n’ai pas le physique de Pamela Anderson !). Il faut aussi être totalement disponible pour lui, sans être sollicité par son frère, ou l’entourage, sinon à la moindre occasion, il replonge. Nous sommes donc organisés (du moins on essaie !) pour qu'aucun de nous deux ne soit seul avec les deux enfants.

Bien sûr, fort heureusement, les thérapeutes de Paul sont là pour nous relayer, et nous pouvons aussi compter sur nos proches, en particulier mes parents que je ne pourrai jamais assez remercier pour leur soutien…

Le temps passé en tête à tête avec Paul nécessite au préalable une préparation des activités, afin qu’elles soient variées, ludiques et propices aux apprentissages. C’est un travail à part entière. Voilà pourquoi la plupart des mères qui ont des enfants comme Paul sont obligées de laisser tomber leur boulot, et de revêtir le fameux maillot rouge !

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